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Cévennes, du côté de Sumène

 

Petite excursion dans les Cévennes.
Ce n’est pas “Voyage avec un âne dans les Cévennes” de Robert Louis Stevenson, mais plutôt “Voyage avec un smartphone dans les Cévennes” que je vous propose.

Les grands espaces m’attirent 

ils m’attirent irrésistiblement…. 

Et nous voila partis pour Pont d’Hérault, à côté du Vigan. Nous y arrivons en traversant successivement le Caylar, le Cros, Homs et rattrapons la départementale 999 à Alzon. C’est une succession de virages à enchaîner, en balançant la moto comme une danse en harmonie avec la gravité. C’est le moment de quitter cette route parfaite pour une autre bien plus étroite.
Nous quittons l’Hérault dont nous suivions le cours sinueux pour monter en direction de Sumène. 

La route escalade une montagne de pierre stratifiée en ardoises brunes. Tout autour, ce sont des chênes verts qui humanisent le paysage minéral.

Vue typique des Cévennes avec ses fermes isolées et ses villages perchés dans des endroits où l’on se demande comment accéder.

Il ne faut pas avoir peur des épingles à cheveux, ni de découvrir de vastes horizons. Nous passons le col de la Coste dont le nom a sûrement un rapport avec la côte que nous venons de grimper.

La vallée qui s’ouvre devant nous est bien différente de celle du côté de l’Hérault, montagnes plus hautes, relief tourmenté. C’est le village de Sumène qui s’étage sur la colline. 

Une publicité qui ne date pas d’hier attire mon regard. Usine de Noisiel, production 60 000 Kg de chocolat par jour, ça impressionne ! Un maçon qui travaille dans la rue me dit que je suis le quatrième à prendre cette affiche en photo aujourd’hui… Moi qui croyait être original ! La montagne de la Fage domine les maisons de son pic aux pentes couvertes d’un manteau d’arbres encore verts malgré la chaleur.

Le Rieutord, qui prend sa source dans la montagne du Liron  d’après Wikipédia. Ça reste à vérifier… une autre fois.

Sorti du village à la hauteur du Stade de Recodier, à proximité des locaux de “l’étoile sportive suménoise”, une décoration de bordures de fenêtres insolite suscite ma curiosité.

Au dire d’un passant, cette installation est due à la créativité de la personne qui fabrique des caravanes en bois dans ce bâtiment.

Nous continuons dans la vallée du Recodier, dont les eaux canalisées par des béals, arrosent les cultures maraîchères. On y voit des salades plantées en quinconce dans une large bande de plastique noir, des oignons doux des Cévennes, un champ entier de courgettes, entre autres.

Ô paisibles routes ombragées, comme nous vous apprécions un jour de grand soleil. Mais où sont les cigales qui nous assourdissent dans la plaine ?

Saint Roman de Codières
Saint Roman de Codières

C’est le pays du châtaigner, mais ils sont retournés à l’état sauvage. Plus personne pour entretenir les terrasses ni ramasser les châtaignes qui nourrissaient cochons et habitants après avoir été séchées et fumées au feu de bois pour les conserver.

On ne sait lequel prendre… Une petite balade à pieds serait bien sympa, mais plutôt vers 7h du matin que maintenant en début d’après-midi.

J’ai raté l’embranchement de la route qui conduit au col de Bantarde pour redescendre sur St Hypolite du Fort. C’était mon projet de départ car elle est notée par la carte Michelin comme très pittoresque. Je roule maintenant en direction de St Martial pour rattraper la vallée de l’Hérault et rentrer par Ganges, St Martin de Londres et Aniane.

Une des innombrables terrasses d’oignons doux qui bordent la route et nous font regretter l’excursion qui s’achève.

 

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